Ateliers d’harmonisation

Publié en 2018
Suivi post-greffe

Seconde allogreffe

Résumé

Après allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (allo-CSH), la rechute de la maladie initiale et le dysfonctionnement du greffon restent aujourd’hui parmi les causes majeures d’échec de cette thérapeutique tant pour les hémopathies malignes que non malignes. Une seconde allo-CSH est une option pour pallier ces situations. Dans le cadre des 8e ateliers d’harmonisation des pratiques de greffe de la Société francophone de greffe de moelle et de thérapie cellulaire (SFGM-TC), le groupe de travail s’est basé sur les données de la littérature, afin d’élaborer des recommandations concernant la faisabilité, les indications, le choix du donneur et le conditionnement de la seconde allo-CSH. En cas de rechute de la maladie, une seconde allogreffe avec conditionnement à intensité réduite ou non myéloablatif est une option raisonnable, en particulier chez les patients en bon état général (Karnofsky/Lansky > 80 %), avec un faible score de comorbidités (score EBMT ≤ 3), ayant une longue rémission après la première greffe (> 6 mois) et une faible masse tumorale au moment de seconde allogreffe. Un donneur géno-identique tend à donner une meilleure survie globale. En cas de dysfonctionnement du greffon (rejet primaire et secondaire), un condition- nement immunoablatif est recommandé. Un changement de donneur reste une option valide, en particulier, en l’absence de maladie du greffon contre l’hôte après la première allo-CSH.

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