Question posée :

  • Quels malades inscrire pour la recherche de donneurs volontaires de CSH ?
  • Quels sont les critères d'éligibilité pour le receveur et quelle est la stratégie optimale de typage HLA ?

Pour un certain nombre d'hémopathies, l'allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH) constitue le traitement de référence permettant d'espérer la guérison. (1,2). La réalisation de cette procédure nécessite l'identification d'un donneur compatible. Ce donneur est d’abord recherché dans la fratrie du patient mais ne sera identifié que dans 20 à 30% des cas. Dans tous les autres cas, si l'indication de greffe est maintenue, il faudra rechercher un donneur non apparenté parmi ceux inscrits sur les fichiers de donneurs volontaires de CSH (DV-CSH). Ces fichiers internationaux totalisent en novembre 2011 environ 16 x 106 donneurs et 2 x 106 sont venus s’ajouter depuis la mise en réseau du fichier national brésilien soit un total de 18.5 x 106 donneurs volontaires. Les fichiers disposent par ailleurs de 500 000 USP (Unités de sang placentaire).De nombreux paramètres interviennent pour retenir une l’indication d'une allogreffe chez un patient : l’âge, les facteurs de comorbidité, la pathologie initiale et au moment de l’allogreffe, mais aussi le type de donneur et la source de CSH disponibles. De ce fait, il est extrêmement difficile d’édicter des recommandations détaillées et formelles. Les données bibliographiques disponibles sont le plus souvent rétrospectives et issues de registres. Elles concernent essentiellement les allogreffes avec conditionnement myéloablatif et ne tiennent pas toujours compte des progrès récents concernant les conditionnements non myéloablatifs ou à intensité réduite, le choix du greffon, le typage HLA et la prise en charge des complications post-greffe. En ce qui concerne le receveur, l’objectif de cet atelier n'est pas de définir les indications d’allogreffe de CSH géno-identique, phéno-identique 10/10 ou 9/10, ou de discuter des indications des USP mais le groupe de travail se propose de répondre aux questions suivantes :

1. Dans quelles conditions, pour un patient n’ayant pas de donneur géno-identique, l’indication d’allogreffe de fichier à partir d’un donneur phéno-identique 10/10 semble t’elle être consensuelle en 2011 ?

2. Quels sont les facteurs de comorbidité connus permettant de récuser un patient pour une allogreffe de fichier ?

3. Comment conduire une recherche de DVCSH.

a. Quand déclenche-t-on une interrogation des registres de donneurs ?

b. L’objectif étant de trouver au moins un donneur compatible et si possible un deuxième donneur avec le même degré de compatibilité dans un délai de 3 mois à compter de la date de décision d'une greffe non apparentée, quelles sont les modalités pratiques de cette interrogation ?

Dans quelles conditions, pour un patient n'ayant pas de donneur géno-identique, l'indication d'allogreffe de fichier à partir d'un donneur phéno-identique 10/10 semble t'elle être consensuelle en 2011 ?

Après revue de la littérature, il semble établi qu'il existe une indication d'allogreffe phéno-identique 10/10 en l'absence de donneur géno-identique pour :

  • les LAM de l'adulte de haut risque ou de risque intermédiaire en RC1 (3-7).
  • les LAL de haut risque de l'adulte en RC1 (8,9).

Dans tous les autres cas, il existe des recommandations internationales ou européennes comme celles de l'EBMT (1,2). Celles-ci sont censées permettre au médecin allogreffeur d'orienter ses choix quant à l'indication de greffe non apparentée (inscription sur le fichier de DVSH), le choix de l'origine des CSH et le degré de compatibilité acceptable selon l'hémopathie et son évolutivité au moment de l'allogreffe. Ces guidelines sont critiquables pour 2 raisons principales :

  • Pour beaucoup de pathologies, le choix de l'inscription et le choix du type de donneur restent à l'appréciation du médecin par manque de données.
  • Pour certaines hémopathies, les avancées thérapeutiques ont modifié les indications d'allogreffe et les précédentes recommandations sont devenues désuètes. C'est particulièrement vrai pour la LMC où l'arrivée des inhibiteurs de tyrosine kinase de première et de deuxième génération a complètement modifié les indications reportées dans les guidelines publiés en 2006 (1). Des actualisations sont régulièrement proposées par d'autres auteurs (10-13).

Les indications d'allogreffe à partir d'un donneur de CSH phéno-identique 10/10 ou d'USP sont également guidées par les essais thérapeutiques et les recommandations de différents groupes coopérateurs.

En France, les groupes ALFA, GRALL, GOELAMS sont initiateurs d'essais thérapeutiques concernant les leucémies aiguës. D'autres différents essais thérapeutiques sont également en cours sous l'égide de la SFGM-TC et de l'EBMT. Pour les patients inclus dans ces essais thérapeutiques, les indications, la source de CSH, la compatibilité HLA (il s'agit ou non de donneurs phéno-identiques 10/10 ?) et le type de conditionnement sont clairement définis par le protocole et font l'objet d'études prospectives. Il en est de même pour le myélome multiple et les leucémies à plasmocytes pour lesquels l'IFM s'est prononcé clairement en ce qui concerne les indications d'allogreffe.

Des recommandations d'experts peuvent aussi guider les médecins allogreffeurs dans le choix de la réalisation de l'allogreffe. C'est le cas des groupes déjà cités (ALFA, GRALL, GOELAMS, EBMT, SFGM-TC) ou, pour la LMC et les leucémies aiguës, de l'European Leukemia Net (ELN) (2,3,9,12,13).

Quels sont les facteurs de comorbidité connus permettant de récuser un patient pour une allogreffe de fichier ?

Depuis 2005, plusieurs publications se sont intéressées à la faisabilité de l'allogreffe selon les facteurs de comorbidité du receveur. En effet, l'allogreffe à conditionnement réduit a permis d'élargir les indications d'allogreffe à des patients plus âgés ou présentant d'autres antécédents pathologiques. (7,14,15).

Ces études sont toutes monocentriques et rétrospectives. Elles sont également très hétérogènes en ce qui concerne le type de conditionnement (RIC ou MAC) et le type de donneur. Nous avons retenu le score HCT-CI (Hematopoietic Cell Transplantation (HCT)-Comorbidity Index), ou score de Sorror, publié en 2005 (16-19). Notre recommandation est de calculer ce score chez tous les patients candidats à l'allogreffe, en particulier avant d'inscrire un malade sur le fichier des DVCSH. En cas de score supérieur à 3, le risque toxique lié à la procédure est majeur et doit faire rediscuter l'indication d'allogreffe selon le bénéfice attendu. Il faut cependant prendre en compte l'aspect assez arbitraire de ces scores dont une certaine flexibilité est nécessaire en fonction de la nature de l'hémopathie et du type de conditionnement envisagé (20-25).

Comment conduire une recherche de DVCSH.

Quand déclenche-t-on une interrogation des registres de donneurs ?

L'indication d'allogreffe de CSH doit être envisagée le plus précocement possible (dès le diagnostic pour bon nombre de leucémies aiguës de l'adulte ; à la rechute ou en cas de réponse insuffisante pour les leucémies de l'enfant par exemple). Dès cette étape, il est indispensable de préciser le degré de compatibilité accepté (géno-identique, phéno-identique 10/10, mismatch 9/10) et le recours éventuel aux cellules souches issues de sang placentaire voire à un donneur familial haplo-identique. Dès réception des résultats des typages familiaux et en l'absence d'identification d'un donneur géno-identique, la procédure d'identification d'un donneur de fichier doit être lancée. La précocité de l'inscription est, avec la fréquence haplotypique l'un des facteurs majeurs favorisant les chances de trouver un donneur dans un délai compatible avec la réalisation de la greffe (26-28).

Quelles sont les modalités pratiques de cette interrogation ? Comment trouver au moins un donneur compatible et si possible un deuxième donneur avec le même degré de compatibilité dans un délai de 3 mois ?

Avant la procédure d'inscription

Le typage initial, dès la recherche intrafamiliale, doit identifier les variants portés par les gènes HLA-A, -B (et –C) et DRB1 à l'aide d'une technique de résolution intermédiaire permettant d'extrapoler de façon fiable le typage allélique du malade, et ce afin d'évaluer la probabilité de trouver un donneur par la consultation du « book » et l'utilisation de logiciels type Easymatch® (Agence de la Biomédecine) ou Haplostat® (NMDP). L'utilisation des techniques sérologiques en première intention n'est pas recommandée. Le typage des parents en revanche est fortement conseillé chaque fois que possible, même chez les malades adultes et si un seul des parents est disponible. Cela permet d'étudier la ségrégation haplotypique et peut faciliter significativement les étapes ultérieures.

Les résultats de la consultation du "Book" doivent être analysés lors d'une réunion commune en présence de l'immunogénéticien et du greffeur. On décide alors de la suite à donner en précisant la stratégie de recherche et en validant la demande d'inscription auprès du registre FGM. Le laboratoire d'immunogénétique complète ou réalise les typages alléliques HLA-A, -B, -C, -DRB1, -DRB3/B4/B5, DQB1 et DPB1 du patient.

Rappel : la réalisation d'un typage allélique en routine nécessite de 2 à 4 semaines et peut exceptionnellement être plus rapide en cas d'urgence.

Inscription

La fiche d'inscription est signée par le clinicien et doit, pour être valide, comporter obligatoirement le diagnostic, le poids actualisé du patient, son groupe sanguin et son statut CMV. Le biologiste inscrit le typage HLA comprenant au minimum les loci A, B, C, DRB1, DQB1 et contresigne le document avant sa transmission à FGM (coût de l'inscription sur le fichier national, avec accès à tous les fichiers internationaux, 1200 €) .

Après l'inscription

Le contrôle du typage HLA-A, -B et –DR sur un second prélèvement est indispensable pour exclure les erreurs d'identification. Il est recommandé de contrôler le typage HLA de classe 1 par sérologie afin de s'assurer de l'expression des gènes 1, et ce du fait de la fréquence non négligeable des allèles nuls. A ce stade, la recherche des anticorps anti-HLA (tube sec) est également recommandée et même indispensable en cas de recherche d'USP ou de donneurs 9/10 (29-31).

Le laboratoire HLA vérifie la compatibilité allélique des donneurs potentiels avec le receveur selon 2 procédures : en demandant des typages complémentaires, cette recherche étant plus rapide et moins onéreuse si peu de loci sont critiques pour la compatibilité D/R ( (délai de réponse de 2 semaines et coût moyen de 250-300 € / locus avec des extrêmes de 110 à 550 €) ou en demandant des échantillons du donneur, cette recherche étant moins rapide mais permettant de tester la motivation du donneur et la réactivité du centre donneur (délai de réception moyen de 3 semaines et coût / échantillon de 400 € avec des extrêmes de 250 à 1000 €, essentiellement dus aux frais de transport des échantillons) . Le choix se fait selon le nombre d'informations critiques à connaître chez le donneur (typage et degré de résolution pour chaque locus) définies à partir du logiciel Easymatch® et le nombre de donneurs potentiels disponibles mais aussi selon l'urgence de la greffe.

Le typage complet minimum d'un receveur inscrit sur le fichier est évalué à 3700 €, la confirmation d'identité HLA d'un donneur est estimée à 2000 € en l'absence de tout typage complémentaire.

A ce stade, des échanges d'informations entre immunogénéticiens et greffeurs sont primordiaux pour orienter les recherches, préciser la stratégie d'identification du donneur et fixer une date butoir de recherche. Il est recommandé d'identifier dans le même temps un 2 ème donneur avec le même degré de compatibilité pour pallier la défaillance éventuelle du 1 er donneur (situation non exceptionnelle) et pouvoir organiser rapidement ce second recrutement:

  • Si un donneur est identifié dans les délais, le recrutement est organisé et la greffe planifiée.
  • S'il n'est pas trouvé de donneur adéquat dans le délai imparti (généralement 3-4 mois et 6 mois au maximum), le projet de greffe est suspendu et il faut impérativement actualiser la demande. La mise en contre-indication temporaire doit être considérée, sachant que la réactivation des recherches peut être faite à tout moment et sans frais de réinscription. On peut dans certains cas (LAM à haut risque de rechute par exemple) poursuivre les recherches pour permettre un greffe rapide en cas de rechute de l'hémopathie.

Il faut évaluer régulièrement lors des rencontres immunogénéticiens / greffeurs et selon les habitudes locales, la file active des interrogations en cours pour la purger des dossiers inutiles. La mise en contre indication temporaire et la désinscription sont à préciser.

Actuellement, plus des 2/3 des patients inscrits auprès de FGM n'ont pas de projet de greffe actif ; 80% des patients greffés le sont dans les 6 mois suivant leur inscription et seuls 3% des patients inscrits depuis plus de 2 ans et 1% depuis plus de 3 ans seront effectivement greffés.

Recommandations

  • L'indication et la faisabilité de l'allogreffe, le choix du type de donneur et la source de CSH doivent être déterminés en amont avant même d'inscrire le patient sur le fichier.
  • A l'exception des leucémies aiguës en RC1 de l'adulte, les indications d'allogreffe doivent faire l'objet d'un travail spécifique ciblant les diverses pathologies.
  • L'évaluation des comorbidités est un outil indispensable pour affiner l'indication d'allogreffe chez l'adulte.
  • Une collaboration et une communication régulière entre cliniciens et biologistes spécialistes de l'immunogénétique HLA sont indispensables afin d'optimiser la recherche d'un DVCSH lorsque l'allogreffe a été décidée.
  • L'optimisation de cette recherche, en la ciblant et en la remettant à jour régulièrement doit permettre d'en maitriser au mieux le coût.
  • Pour toute indication d'allogreffe, le typage HLA du patient, de sa fratrie et de ses parents doit être réalisé le plus tôt possible
  • S'il n'y a pas de donneur géno-identique, il faut :
    - définir la compatibilité HLA acceptable pour un DVCSH adulte : uniquement 10/10, 9/10, voire haploidentique, le type de greffon (sang de cordon éventuellement) et préciser le délai de la réalisation de la greffe ;
    - obtenir au moins le typage HLA-A, B, C, DRB1 en résolution intermédiaire afin de permettre une interprétation fiable des résultats du « book » et des logiciels de probabilités haplotypiques. Une stratégie de recherche sera définie en commun lors d'une réunion entre greffeurs et immunogénéticiens pour prendre la décision d'inscription.
  • La fiche d'inscription signée par le clinicien doit contenir obligatoirement le poids, le groupe ABO, le statut CMV et le diagnostic. Le formulaire est transmis au laboratoire d'immunogénétique qui inscrit le typage HLA, contre signe la feuille et l'envoie, pour inscription, au Registre France Greffe de Moelle .
  • Le laboratoire entreprend un typage haute résolution des loci HLA-A, B, C, DRB1, DQB1. Un deuxième prélèvement du patient pour exclure une erreur d'identité est indispensable ainsi qu'un tube sec pour une éventuelle recherche d'Ac anti HLA.
  • L'objectif est de trouver au moins un donneur compatible et, si possible, un deuxième donneur avec le même degré de compatibilité dans un délai de 3 mois.
  • Il convient de faire un point sur l'avancement des recherches au plus tard 1 mois après l'inscription et de redéfinir la stratégie en fixant une date butoir en fonction de l'évolution clinique du patient.
  • Il est important de discuter régulièrement des patients à mettre en contre indication temporaire voire à désinscrire du fichier national.

RÉFÉRENCES

1. Allogeneic and autologous transplantation for haematological diseases, solid tumours and immune disorders: definitions and current practice in Europe. Bone Marrow Transplant. 2006 Mar;37(5):439-49. PubMed PMID: 16444286.

2. Ljungman P, Bregni M, Brune M, Cornelissen J, de Witte T, Dini G, Einsele H, Gaspar HB, Gratwohl A, Passweg J, Peters C, Rocha V, Saccardi R, Schouten H, Sureda A, Tichelli A, Velardi A, Niederwieser D; European Group for Blood and Marrow Transplantation. Allogeneic and autologous transplantation for haematological diseases, solid tumours and immune disorders: current practice in Europe 2009

Bone Marrow Transplant. 2010 Feb;45(2):219-34. Epub 2009 Jul 6.

3. Koreth J, Schlenk R, Kopecky KJ, Honda S, Sierra J, Djulbegovic BJ, Wadleigh

M, DeAngelo DJ, Stone RM, Sakamaki H, Appelbaum FR, Döhner H, Antin JH, Soiffer RJ, Cutler C. Allogeneic stem cell transplantation for acute myeloid leukemia in first complete remission: systematic review and meta-analysis of prospective clinical trials. JAMA. 2009 Jun 10;301(22):2349-61. Review. PubMed PMID: 19509382; PubMed Central PMCID: PMC3163846.

4. Döhner H, Estey EH, Amadori S, Appelbaum FR, Büchner T, Burnett AK, Dombret H, Fenaux P, Grimwade D, Larson RA, Lo-Coco F, Naoe T, Niederwieser D, Ossenkoppele GJ, Sanz MA, Sierra J, Tallman MS, Löwenberg B, Bloomfield CD; European LeukemiaNet. Diagnosis and management of acute myeloid leukemia in adults: recommendations from an international expert panel, on behalf of the European LeukemiaNet. Blood. 2010 Jan 21;115(3):453-74. Epub 2009 Oct 30. Review. PubMed PMID: 19880497.

5. Gupta V, Tallman MS, Weisdorf DJ. Allogeneic hematopoietic cell

transplantation for adults with acute myeloid leukemia: myths, controversies, and unknowns. Blood. 2011 Feb 24;117(8):2307-18. Epub 2010 Nov 22. Review. PubMed PMID: 21098397.

6. Valcárcel D, Sierra J, Wang T, Kan F, Gupta V, Hale GA, Marks DI, McCarthy PL, Oudshoorn M, Petersdorf EW, Ringdén O, Setterholm M, Spellman SR, Waller EK, Gajewski JL, Marino SR, Senitzer D, Lee SJ. One-antigen mismatched related versus HLA-matched unrelated donor hematopoietic stem cell transplantation in adults with acute leukemia: Center for International Blood and Marrow Transplant Research results in the era of molecular HLA typing. Biol Blood Marrow Transplant. 2011 May;17(5):640-8. Epub 2010 Jul 30. PubMed PMID: 20674756.

7. Gupta V, Panzarella T, Li L, Khan J, Sharma A, Lipton JH, Kuruvilla J, Messner H, Alibhai SM. A Prospective Study Comparing the Outcomes and Health-Related Quality of Life in Adult Patients with Myeloid Malignancies Undergoing allogeneic Transplantation Using Myeloablative or Reduced-Intensity Conditioning. Biol Blood Marrow Transplant. 2011 Jun 12. [Epub ahead of print] PubMed PMID: 21703974.

8. Marks DI, Aversa F, Lazarus HM. Alternative donor transplants for adult acute lymphoblastic leukaemia: a comparison of the three major options. Bone Marrow Transplant. 2006 Oct;38(7):467-75. Epub 2006 Aug 7. Review. PubMed PMID: 16892073.

9. Goldstone AH, Richards SM, Lazarus HM, Tallman MS, Buck G, Fielding AK, Burnett AK, Chopra R, Wiernik PH, Foroni L, Paietta E, Litzow MR, Marks DI, Durrant J, McMillan A, Franklin IM, Luger S, Ciobanu N, Rowe JM. In adults with standard-risk acute lymphoblastic leukemia, the greatest benefit is achieved from a matched sibling allogeneic transplantation in first complete remission, and an autologous transplantation is less effective than conventional consolidation/ maintenance chemotherapy in all patients: final results of the International ALL Trial (MRC UKALL XII/ECOG E2993). Blood. 2008 Feb 15;111(4):1827-33. Epub 2007 Nov 29. PubMed PMID: 18048644.

10. Weisdorf DJ, Nelson G, Lee SJ, Haagenson M, Spellman S, Antin JH, Bolwell B, Cahn JY, Cervantes F, Copelan E, Gale R, Gratwohl A, Khoury HJ, McCarthy P, Marks DI, Szer J, Woolfrey A, Cortes-Franco J, Horowitz MM, Arora M; Chronic Leukemia Working Committee. Sibling versus unrelated donor allogeneic hematopoietic cell transplantation for chronic myelogenous leukemia: refined HLA matching reveals more graft-versus-host disease but not less relapse. Biol Blood Marrow Transplant. 2009 Nov;15(11):1475-8. Epub 2009 Aug 19. PubMed PMID: 19822308; PubMed Central PMCID: PMC2929002.

11. Khoury HJ, Kukreja M, Goldman JM, Wang T, Halter J, Arora M, Gupta V, Rizzieri DA, George B, Keating A, Gale RP, Marks DI, McCarthy PL, Woolfrey A, Szer J, Giralt SA, Maziarz RT, Cortes J, Horowitz MM, Lee SJ. Prognostic factors for outcomes in allogeneic transplantation for CML in the imatinib era: a CIBMTR analysis. Bone Marrow Transplant. 2011 Oct 10. doi: 10.1038/bmt.2011.194. [Epub ahead of print] PubMed PMID: 21986636.

12. Baccarani M, Castagnetti F, Gugliotta G, Palandri F, Soverini S; European Leukemia Net. Response definitions and European Leukemianet Management recommendations. Best Pract Res Clin Haematol. 2009 Sep;22(3):331-41. Review. PubMed PMID: 19959084.

13. Baccarani M, Cortes J, Pane F, Niederwieser D, Saglio G, Apperley J, Cervantes F, Deininger M, Gratwohl A, Guilhot F, Hochhaus A, Horowitz M, Hughes T, Kantarjian H, Larson R, Radich J, Simonsson B, Silver RT, Goldman J, Hehlmann R; European LeukemiaNet. Chronic myeloid leukemia: an update of concepts and management recommendations of European LeukemiaNet. J Clin Oncol. 2009 Dec 10;27(35):6041-51. Epub 2009 Nov 2. Review. PubMed PMID: 19884523.

14. Jagasia M, Arora M, Flowers ME, Chao NJ, McCarthy PL, Cutler CS, Urbano-Ispizua A, Pavletic SZ, Haagenson MD, Zhang MJ, Antin JH, Bolwell BJ, Bredeson C, Cahn JY, Cairo M, Gale RP, Gupta V, Lee SJ, Litzow M, Weisdorf DJ, Horowitz MM, Hahn T. Risk factors for acute GVHD and survival after hematopoietic cell transplantation. Blood. 2011 Oct 18. [Epub ahead of print] PubMed PMID: 22010102.

15. Farina, L., et al., The hematopoietic cell transplantation comorbidity index (HCT-CI) predicts clinical outcomes in lymphoma and myeloma patients after reduced-intensity or non-myeloablative allogeneic stem cell transplantation. Leukemia : official journal of the Leukemia Society of America, Leukemia Research Fund, U.K, 2009. 23(6): p. 1131-8.

16. Sorror, M.L., et al., Hematopoietic cell transplantation (HCT)-specific comorbidity index: a new tool for risk assessment before allogeneic HCT. Blood, 2005. 106(8): p. 2912-9.

17. Sorror, M.L., et al., Comorbidity and disease status based risk stratification of outcomes among patients with acute myeloid leukemia or myelodysplasia receiving allogeneic hematopoietic cell transplantation. Journal of clinical oncology : official journal of the American Society of Clinical Oncology, 2007. 25(27): p. 4246-54.

18. Sorror, M.L., et al., Hematopoietic cell transplantation specific comorbidity index as an outcome predictor for patients with acute myeloid leukemia in first remission: combined FHCRC and MDACC experiences. Blood, 2007. 110(13): p. 4606-13.

19. Sorror, M., et al., Hematopoietic cell transplantation-comorbidity index and Karnofsky performance status are independent predictors of morbidity and mortality after allogeneic nonmyeloablative hematopoietic cell transplantation. Cancer, 2008. 112(9): p. 1992-2001.

20. DeFor, T.E., et al., A modified comorbidity index for hematopoietic cell transplantation. Bone marrow transplantation, 2010. 45(5): p. 933-8.

21. Barba, P., et al., Comparison of two pretransplant predictive models and a flexible HCT-CI using different cut off points to determine low-, intermediate-, and high-risk groups: the flexible HCT-CI Is the best predictor of NRM and OS in a population of patients undergoing allo-RIC. Biology of blood and marrow transplantation : journal of the American Society for Blood and Marrow Transplantation, 2010. 16(3): p. 413-20.

22. Terwey, T.H., et al., A modified EBMT risk score and the hematopoietic cell transplantation-specific comorbidity index for pre-transplant risk assessment in adult acute lymphoblastic leukemia. Haematologica, 2010. 95(5): p. 810-8.

23. Patel P, Sweiss K, Nimmagadda S, Gao W, Rondelli D. Comorbidity index does not predict outcome in allogeneic myeloablative transplants conditioned with fludarabine/i.v. busulfan (FluBu4). Bone Marrow Transplant. 2011 Oct;46(10):1326-30. doi: 10.1038/bmt.2010.293. Epub 2010 Dec 6.

24. Birninger N, Bornhäuser M, Schaich M, Ehninger G, Schetelig J. The hematopoietic cell transplantation-specific comorbidity index fails to predict outcomes in high-risk AML patients undergoing allogeneic transplantation--investigation of potential limitations of the index. Biol Blood Marrow Transplant. 2011 Dec;17(12):1822-32. Epub 2011 Jun 25.

25. Wood, W., et al., Usefulness of the hematopoietic cell transplantation-specific comorbidity index (HCT-CI) in predicting outcomes for adolescents and young adults with hematologic malignancies undergoing allogeneic stem cell transplant. Pediatric blood & cancer, 2011. 57(3): p. 499-505.

26. A Rosenmayr, M Pointner-Prager, A Mitterschiffthaler, L Bozic, B Pelzmann, H Tu ̈ chler, I Fae, GF Fischer1, HT Greinix, Ch Peters, P Kalhs4, O Krieger, W Linkesch, D Nachbaur, Ch Urban, U Posch, G Lanzer, Ch Gabriel, H Schennach and WR Mayr What are a patient’s current chances of finding a matched unrelated donor? Twenty years’ central search experience in a small country. Bone Marrow Transplantation 2011, 1–9

27. Confer DL, Abress LK, Navarro W, Madrigal A. Selection of adult unrelated hematopoietic stem cell donors: beyond HLA. Biol Blood Marrow Transplant. 2010 Jan;16(1 Suppl):S8-S11. Epub 2009 Nov 3. Review. PubMed PMID: 19892026.

28. Dehn J, Arora M, Spellman S, Setterholm M, Horowitz M, Confer D, Weisdorf D. Unrelated donor hematopoietic cell transplantation: factors associated with a better HLA match. Biol Blood Marrow Transplant. 2008 Dec;14(12):1334-40. PubMed PMID: 19041054.

29. Spellman S, Bray R, Rosen-Bronson S, Haagenson M, Klein J, Flesch S, Vierra-Green C, Anasetti C. The detection of donor-directed, HLA-specific alloantibodies in recipients of unrelated hematopoietic cell transplantation is predictive of graft failure. Blood. 2010 Apr 1;115(13):2704-8. Epub 2010 Jan 20)

30. Cutler C, Kim HT, Sun L, Sese D, Glotzbecker B, Armand P, Koreth J, Ho V, Alyea E, Ballen K, Ritz J, Soiffer RJ, Milford E, Antin JH. Donor-specific anti-HLA antibodies predict outcome in double umbilical cord blood transplantation. Blood. 2011 Dec 15;118(25):6691-7. Epub 2011 Sep 22. PubMed PMID: 21940825.

31. Yoshihara S, Taniguchi K, Ogawa H, Saji H. The role of HLA antibodies in allogeneic SCT: is the 'type-and-screen' strategy necessary not only for blood type but also for HLA? Bone Marrow Transplant. 2012 Jan 9. doi: 10.1038/ bmt.2011.249. [Epub ahead of print] PubMed PMID: 22231464.

Back to Top
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies de statistiques
Le Cron démarre