Les personnes vivant avec le virus de l’immunodéficience humaine (PVVIH) ont un risque accru de développer une hémopathie maligne. La thérapie cellulaire s’est développée comme consolidation dans de nombreuses hémopathies malignes, mais sa place chez les patients vivant avec le VIH reste à définir. Les progrès majeurs réalisés dans le contrôle du VIH grâce aux antirétroviraux permettent la poursuite du traitement tout au long de la greffe, avec des résultats en termes de survie globale et de survie sans progression, ainsi que de TRM, comparable à la population générale. Tout patient vivant avec le VIH avec une indication de greffe doit être considéré comme éligible à la procédure, qui sera réalisée après conditionnement standard pour l’hémopathie considérée et selon les comorbidités. Concernant l’allogreffe, le choix du donneur et de la source cellulaire obéit aux règles standards. De plus, une éradication du VIH a été décrite chez certains patients greffés avec un donneur homozygote pour la mutation CCR5 Δ32, rendant compte d’un effet « Greffe contre réservoir » qui serait indépendant du degré de myéloablation. Si disponible, la sélection d’un donneur homozygote CCR5 delta 32 doit être privilégiée. Le traitement antirétroviral doit être poursuivi tout au long de la procédure après discussion avec un infectiologue expert, les prophylaxies de la GVH et la gestion des complications infectieuses réalisées selon les standards en cours.